• Je suis à presque 6000 km de vous mais la distance ne compte pas vous le savez
     
    Il nous fait tous les jours un petit 34° 35°, mais au bord de l'eau c'est magnifique.
    Les alizés dans mes cheveux défaits, c'est le pied !!!!!!
    Bon le trajet avec le fourgon. Je dois avouer que c'est rude. 
    Jusqu'au tunnel d'Aragnouet..............;ça va. Pluie, neige et froid, un classique
    La traversée de l'Espagne ça va aussi, mais quand même pluie et froid, pas top top
    Au détroit de Gibraltar la température devient plus clémente et une fois à Tanger ça sent le Maroc. Il fait doux, mais pas chaud, chaud
    Descente qui s'amorce tranquillement. Le fourgon est génial et Pilou entre nous deux avec sa ceinture de sécurité remporte un franc succés. Quand il ramène trop sa grande gueule, proportionnellement au reste de son corps, je sévis et lui enfile une chaussette de BB prématuré sur le pif et là silence et téténisation !!!!
    Le bord de mer est joli, la température se rechauffe un peu et les contrôles de police s'intensifient. J'avais préparé de nombreuses fiches d'identification, passeports pour nous et carte grise pour le véhicule et je distribue à tout va. Ils ne vont pas nous perdre je vous le dit
    Quelques nuits dans le fourgon, très confortable, avec des fous rires garantis et quelques nuits à l'hotel, nous amènent gentiment jusqu'au sahara Occidental
    Là tempêtes de sable, routes de merde, quand il y en a une......de route
    Mais dans l'ensemble on a bien roulé. Parfois pas mangé pour s'avancer avant la nuit pour ne pas nous retrouver dans le désert au milieu de nulle part à la nuit. 
    La les policiers pour se protéger du sable étaient complètements masqués cagoules, lunettes casquettes. Ca aurait pu être Sadam Hussein on ne s'en serait même pas aperçus.
    C'est un peu flippant de se faire arrêter si souvent. Hé ben croyez le si vous voulez, ils n'en avaient rien à foutre de nous, ils étaient en admiration totale face au pittbull de 8kg qui leur gueulait après. 
    Du coup je lui remettais même pas la chaussettte et le laissait se défouler
    Et la police relax qui nous disait en riant "allez y, allez y" un vrai passe partout le Pilou.
    Puis vint le moment fatidique de la frontière Mauritanienne et Marocaine. Je vous passe les heures interminables d'attente. Ils vident ils fouillent les véhicules, ils cherchent. 
    Nous à part l'attente comme les autres rien de tout ça. Ils n'ont rien vidé. Il y en a juste un qui a regardé sous mon siège. Trop fort le mec !!!!!
    Je vous raconte pas non plus l'improbable poulet yassa pris en Mauritanie sous un toit et des murs en taule faits avec des bouts de camions qui se sont plantés de ci de là. Assis le cul a moitié dans le vide l'autre moitié sur ce qu'il restait d'un fauteuil plastique. Du sable partout. Des clients charmants tous plus Mauritaniens les uns que les autres. Avec des foulards sur la tête, assis eux aussi a moitié et le fameux yassa servi dans une assiette bien garnie dont j'ai oublié la couleur posée sur une table style banc de sable. 
    Nous avions très faim, nous trouvions donc l'endroit coquet et chaleureux. Quelques grains de sable craquaient avec le riz sous nos dents surprises (le bonjour a madame Pic) la patronne était jolie, ça c'est vrai une amazone du désert qui cuisinait par terre dans son treillis qui n'avait pas du voir l'ami Ariel depuis belle lurette. 
    Mais bon la digestion fut parfaite (même pas peur), le prix défiant toute concurrence et ce petit yassa nous a laissé finalement un bon souvenir.  Payé en Ouguyas, la monnaie Mauritanienne
    Après il fut temps d'attaquer quelques kilomètres jonchés de carcasses de véhicules et la route n'en parlons pas puisque il n'y en avait pas. Des rocailles, des cailloux, des trous et des bosses et la diection un peu au pif
    Bernard a assuré et moi j'ai été heureuse de retrouver le désert avec sa mini route goudronnée recouverte de sable qu'il fallait deviner plutôt que voir. Je serais presque descendue donner un petit coup de balai. 
    Alors là c'est dromadaire, tentes mauritaniennes qui font peur, nuit qui tombe vite, trop vite, tellement vite que nous sommes arrivés dans un village je ne sais même pas ou et là Bernard est allé demander à un jeune homme devant sa misérable demeure, minuscule ou ils étaient 7 ou 8 allongés à même le sol, pratiquement les uns sur les autres, autour de quelques braises qui fumaient encore, ils venaient de manger sans doute et allaient dormir sans se déplacer d'un pouce. Bernard donc a demandé la permission de partager juste pour une nuit............non pas leur couvertures, mais l'espace extérieur ou se trouvait quand même un lampadaire et à quelques centaines de mètres éclairée elle aussi une "boulangerie" ou le pain jonchait le sol.
    Plus loin quelques maisonnettes dans le même style et tenez vous bien bien une grande avenue avec des lampadaires. Pour qui ? pourquoi??? je ne sais pas tiens !!!!!
    C'est un paradoxe rencontré plusieurs fois et quand on a posé la question, on nous a répondu qu'ils allaient reconstruire des villes autour des maisons existantes.
    La c'était moche, mais il y avait des endroits précèdements ou le contraste était saisissant vielle bâtisse et ville nouvelle autour
    Surtout dans la partie Maroc occidental.
    Finalement le lendemain Bernard a remercié et laissé un peu d'argent ils étaient toujours aussi nombreux, aussi allongés autour des mêmes braises ou l'un d'entre eux tentait de ranimer la flamme sans doute pour tremper le pain qui venait du sol de la boulangerie dans je ne saurai dire quel breuvage. Et en fait nous n'étions pas très loin de Nouakchott la capitale Mauritanienne
    Pas mal, on s'attendait à pire. Nous avons déjeuné dans un bar moderne, propre, breuvages délicieux et viennoiseries excellentes .....Mais oui Madame !!!!!
    La dernière partie du voyage nous attendait encore quelques centaines de km et le final la piste de Diama (frontière avec le Sénégal) 
    La c'était la pire des choses pour des amortisseurs qui n'en demandaient pas tant. On appelle ça la tôle ondulée. Les trous genre piscine pour enfants chez papi mamie, les phacochères de tous les côtés.
    Nous traversions un parc ornithologique très beau, mais marécageux et ou il y avait parait-il des crocodiles. On a croisé peu de monde quelques camions et des 4/4 
    Il faut dire qu'il y a une autre frontière pour entrer au Sénégal mais là il parait que les douaniers sont hyper chiants et tu y passes la journée
    Donc nous avons préféré l'option Indiana Jones
    Puis la nuit et pas encore arrivés. Dernier poste de police on leur demande ou on peut passer la nuit. Ils nous indiquent le bureau du parc national.
    Nous y allons, en roulant dans le sable un monsieur s'approche et on lui demande ou on peut dormir. Il nous répond " une chambre ou le camping" oui le camping c'est ou ??? "là ou vous êtes" ha ok d'accord
    Bon on dort là, on dort très bien dans le fourgon 
    Et le lendemain dés je lever du jour on paie le "camping' pas paradis et on file finir d'en découdre avec la route. 
    Encore quelques heures de souffrance et enfin la douane rapide, toujours grace à Pilou et enfin le Sénégal
    Je l'adore moi ce SENEGAL!!!!!!!!!!