Dans le regard de Yemoja

22 mars 2018

Texte écrit pour FB

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Pour Ndangane (ou ailleurs)

Je voudrais à ma façon apporter quelques grains de sable à l'édifice qui prend forme ici à Ndangane et dont les jeunes sont les instigateurs.

 Je sais que parfois pour l'avoir lu que quelques groupes se forment et partent en guerre contre la négligence humaine qui fait que la nature nous offfre un triste spectacle.

 Les saletés jonchent le sol, on trouve de tout et c'est bien triste

 Mais plus à Ndangane, le village est propre et chacun fait en sorte qu'il le reste

 Quand nous avons fait le choix de cet endroit magique ou nous voulions profiter du Siné Saloum. Il y a d'abord eu pour moi un coup de foudre. C'était là et pas ailleurs.

 Pas très loin de Ndangane, sur l'île.

 Un slogan vantait l'endroit "idéal pour les amoureux de la nature"

 Je n'avais nullement besoin de savoir cela pour être convaincue. C'était mon évidence à moi.

 Il y en a ailleurs des amoureux de la nature qui ont fait le choix d'un petit coin à eux. Les endroits magiques, le Sénégal en regorge et chacun trouve ce qu'il est venu chercher

 Je veux juste donner un avis personnel.

 Je trouve que Dame Nature a une belle âme et qu'elle n'est pas rancunière, car malgré les mauvais traitements que lui infligent les soi disant amoureux, elle continue de les séduire et de leur apporter ce qu'elle a de plus beau. Le fleuve magnifique et scintillant, les mangroves envoutantes et mystérieuses les oiseaux somptueux colorés et si nombreux, le ciel qui se pare parfois le soir de couleurs étonnantes enveloppant la terre et  l'eau d'une teinte uniforme pour accompagner le coucher du soleil, flamboyant, jusqu'au dernier instant

 Je ne m'en lasse pas

 Par contre ce dont je me suis lassée, c'est de voir chaque jour lors de mes promenades le long du Delta les immondices qui envahissent le sable, emprisonnent les jeunes pousses de mangroves, salissent et gâchent tout ce que je viens de décrire plus haut.

 Quand nous sommes arrivés il y a quelques mois, nous avons commencé par nettoyer la jolie petite plage de sable fin et doré qui se trouve juste a quelques mètres devant notre maison.

 Puis je râlais tellement que j'ai continué encore un peu plus loin du côté ou il n'y a pas d'habitations a ramasser tout ce que je pouvais. Il y avait des vêtements, des chaussures, des cartables, des sacs des bouteilles de verre cassées, des bouteilles plastiques, des extensions de cheveux longues et bouclées etc … et tout cela a moitié enfoui sous le sable.

 Alors quand on me dit, "oui ce sont les marées, oui ça tombe des pirogues, oui c'est le vent qui emporte tout ça sur son passage"

 OK je veux bien le croire, je le sais et l'accepte

 Mais je peux vous dire que certaines choses étaient enterrées là depuis des années, ce ne sont pas les dégats d'un hivernage venteux, de marées puissantes, ou d'incidents de pirogues qui ont mis ce petit bout de côte dans cet état.

 Je pense malgré tout que de nombreuses choses sont jetées, comme tous ces petits sachets plastiques, et les affreuses poches noires, fournies par l'occident et dont ils ont oublié de préciser comment faire pour les détruire après usage.

Enfin, je vais en finir avec ma balade qui me mène a environ 200m de chez moi, mon coin favori, là je m'assois et je peux rester longtemps à regarder filer les pirogues qui glissent doucement presque sans bruit, semblant fendre l'eau d'une cicatrice qui miraculeusement se referme aussitôt, de petits voiliers parfois et la valse des oiseaux, pélicans, aigrettes, hérons et tous les autres c'est délicieux cet endroit.

 Mon mari a eu pitié de moi et un matin très tôt il a tout nettoyé jusqu’à l'endroit ou je me pose. Il y en avait plusieurs brouettes je vous assure et encore des découvertes étonnantes.

D'un petit bout qui dépasse on retire parfois une chose énorme remplie de sable.

 Même notre gardien qui n'y était nullement obligé a fait bruler quelques tas d'immondices.

 Des enfants du village viennent me rendre visite parfois et je ne manque pas d'aller avec eux faire une petite promenade rafraichissante et j'en profite pour leur expliquer ce qui me tient à cœur

 Bon je ne veux me fâcher avec personne, mais en ce qui concerne "les amoureux de la nature" dont les pontons se succèdent et offre aux touristes l'occasion de se poser un peu, d'emmagasiner de beaux souvenirs et de faire de jolies photos. J'ai honte de ce qu'ils peuvent voir entre chacun de ses pontons

Rien n'est ramassé et c'est bien souvent désolée, de le dire, "dégueulasse"

Ce sont des toubabs qui vivent là, alors tout le monde est concerné je pense. Inutile de dire toujours "les sénégalais".

 Vers le village une personne indélicate a quand même osé jeter une cinquantaine de couches de bb souillées. Elles ont trempotées là et y trempotent encore depuis des semaines

Alors quand je vois de très loin arriver des personnes qui sont certainement dans les campements et qui vont faire croient elles, une balade bucolique, malgré la chaleur j'en frissonne à l'avance.

 Tout ça pour dire que bien sur si chacun et chacune y mettait un peu de bonne volonté, on ne lirait plus sur les sites de voyageurs comme Trip Advisor, ou le Routard ou je ne sais quel autre des commentaires disant que le Sénégal est magnifique, somptueux, magique, ensoleillé mais extrèmement sale

 Alors BRAVO a tous ceux qui se battent pour faire avancer les choses. On sait que ce sera long. Il faut commencer très tôt, dans les écoles et apprendre aux enfants dés leur plus jeune âge a respecter dame nature. C'est une Grande Dame, qui a tant à offrir!!!!

 

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12 mars 2018

LA DERNIERE DE KIRIKOU

 

Cette photo elle est pour toi Marion ma chérie, parce que toi TU SAISthJYLRG1ZC

Cette photo elle est pour toi Sacha mon amour

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Vous le savez, Il existe sur internet des blogs, ou des sîtes sur lesquels de personnes écrivent chaque jour des chroniques, des papiers, des billets on peut appeler cela comme on veut. On peut si on le désire y laisser des commentaires.

.. La personne qui gère ces sîtes le fait rarement sous son vrai nom. Il s'agit la plupart du temps d'un pseudo. Comme moi ici.

Il en existe un sur lequel un homme, conte avec un talent fou et des connaissances peu communes, sa vision de l'Afrique et en particulier du Sénégal.

Je me régale depuis des années à le lire et nous sommes plusieurs centaines à en faire de même.

Au début il m'arrivait de laisser un commentaire très irrégulièrement et depuis quelques mois, j'en laisse un pratiquement chaque jour. Les thèmes abordés sont passionnants et toujours écrits avec finesse et humour.

Et je m'arrange pour que mes commentaires soient de la même veine, avec mes mots à moi, mes minces connaissances  et mon humour

Quelques lecteurs likent mes commentaires. C'est flatteur. Et encourageant et surtout ça m'amuse. Car parfois à cause de Pilou, non, pour Pilou, je suis souvent à la maison, ou pas loin, sur la plage, dans les bolongs. Ici au Sénégal en ce moment il fait presque 40° (Ce sera le sujet d'un autre article)

Donc voila chacun sous le couvert de l'anonymat,( grâce aux pseudos, certains mettent carrément leur nom, pas moi). Donc nous laissons des commentaires.

            

Je viens de recevoir ça, d'un certain JULES PIPO (j'ai changé tous les noms)

Vite je suis allée voir le sîte de ce monsieur, il n'y a rien, juste des dessins sur l'Afrique et un petit bonhomme qui m'a fait penser à Kirikou

Donc :

"Bonjour on ne se connait pas et pourtant si ! Il est rare que je me dévoile dans un "message "Messenger". Sinon qu'a lire tes commentaires qui me ravissent souvent, je vais perdre mon anonymat pour MIMI PINSON (c'est moi). Merci de lire le GRIBOUILLARD

 

 

et moi avec ma connerie habituelle, je réponds

Non, non Kirikou, il ne faut rien perdre pour moi, l'anonymat est parfait !

   -  Non, non, Kirikou il ne faut rien perdre pour moi, l'anonymat est parfait

   -Pardon, une fois suffisait (oui je faisais avec le smatphone et j'ai appuyé deux fois pour envoyer, c'est important pour la suite)

 

Ce a quoi il a répondu :

 

Tu sais mon attachement aux oiseaux.  Le perroquet. Tu sais, celui qui répète

 toujours les choses  deux fois, c'est mon préféré ( et la un

émoticone clin d'œil que je ne sais pas faire ici. Pauline tu me diras comment faire)

Si c'est pas une gentillette technique de draguouillette ça, c'est quoi ???

Moi de suite (en plein syndrome de sœur Thérésa) et me croyant face à un imposteur, je m'empresse d'écrire au GRIBOUILLARD  en message privé et je lui explique la chose.

M'imaginant que quelqu'un voulait lui nuire en usurpant son identité

Je n'oublie pas de lui préciser que le personnage va être déçu si il croit tomber sur une colombe jeune et jolie

Sachant qu'l n'est pas jeune non plus le GRIBOUILLARD

Je suis con moi des fois. Je suppose que le GRIBOUILLARD a cet instant a du se croire en contact avec le laideron du Saloum.

Mais bon, il a bien confirmé être l'auteur de cette démarche si flatteuse pour moi.

Et il a continué sur sa lancée, me dévoilant qui il était vraiment. En fait c'est un journaliste talentueux qui écrit tous les jours des choses très sérieuses et qui se détend avec la GRIBOUILLE

Il m'a parlé de la multitude de blogs qu'il gère et des sites également une vingtaine sans doute m'a-t-il dit. Il m'a dit qu'internet était un outil fabuleux pervers et extrèmement efficace. Qu'il le pratiquait depuis que ça existait. Que les nouvelles y faisaient boule de neige etc, etc

Déjà il me gavait

J'ai contrôlé avec les noms qu'il m'a donné, tout est vrai

Et là il m'a saoulé avec son CV de 300 pages, que j'ai commencé à me sentir agacée. Je savais plus quoi lui dire et j'en devenais désagréable.

J'étais gavée vraiment

 Je me croyais à laisser des commentaires à un gentil ermite, amoureux fou de l' Afrique, connaissant tout de la faune et de la flore, des ethnies et de leurs cultures. Un ami de merveilleux acteurs, chanteurs et autres célébrités dont il parlait si souvent qui  eux aussi adoraient l'Afrique. Un "savant" vivant simplement au milieu de ses oiseaux, leur installant des mangeoires et des abreuvoirs. S'attachant aux gens qui l'entouraient. Un homme simple qui après une vie bien remplie ( oui quand même) venait de poser là ses baluchons et partageait chaque jour avec nous (ses lecteurs admiratifs) ses émotions, ses ressentis, son quotidien. La moindre de ses journées. Il lui arrive des choses incroyables à la moindre rencontre.

Toi des rencontres comme il fait, il t'en arrive deux dans ta vie, lui c'est trois fois par semaine. Il faut avouer que d'une simple rencontre il fait une fable de La Fontaine

Même quand il fait changer une roue a sa vieille voiture, ça devient une ode à la mécanique

C'est un merveilleux conteur. Peut être, je me dis maintenant qu'il en rajoute, qu'il arrange la vérité. Mais encore con que je suis, je ne crois pas. Non je suis sure que tout est vrai; JE SAIS QUE TOUT EST VRAI

Alors moi qui pensait avoir là le Météque, je me retrouvais avec le petit fils d'Einstein.

Parce que, il en écrit des choses le bougre en 24h. Il ne dort pas, ou alors il a un "nègre"

Moi qui pensait lire  un mélange de Guitry, de Cabrel de Nicolas Hulot et d'Ormesson, je me retrouve avec derrière le rideau Noel Mamère, le journaliste le plus sinistre du Paf

Enfin c'est un ressenti qui n'engage que moi

Je me suis sentie toute nulle et je lui ai écrit que j'en avais rien à faire moi de toutes ses casquettes. Et que toutes ces personnes qu'il était venaient de gâcher mon petit bonheur quotidien. Qu'il était un aigle à dix têtes

Il a pas aimé sans doute, il ne m'a plus dit "TU" mais "VOUS" et m'a fait sentir que je n'étais plus intéressante .

Il s'est quand même excusé : "oubli cet épisode ridicule, je suis désolé, pardon, j'ai tout gaché"

Moi sur la colère j'ai effacé ce que j'ai pu des jolis commentaires que je lui avais laissé et me suis jurée de ne plus en faire.

Mais pour l'instant je le lis encore tous les jours.

Peut être que dans quelques temps ma spontanéité reviendra. Ben oui elle a disparue là pour ce qui le concerne

( j'ai changé tous les noms, je veux pas être embêtée, vous comprenez pourquoi, on ne sait jamais avec les boules de neige)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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07 février 2018

Clément

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Crane de zébu, il adore ça Clément il en accroche partout (on s'y fait)27845709_1007753959362313_2136013120_o

Création de Clément27835937_1007754526028923_2099088384_o

Les flêches de la jutice27901812_1007767106027665_2014345615_o

Clément au jardin27846516_1007767246027651_1643379614_o

 

 

Clément est un guerrier !!!!!

Oui, oui, un vrai guerrier, trés grand, trés noir, trés habile. 

Il fabrique arcs, flêches et lances.

Mais attention, je vous arrête, n'allez pas vous imaginer quelqu'un de sauvage, ou violent.

Non, pas du tout, il n'y a pas plus doux et plus réservé

La première fois que je l'ai vu fabriquer tout cela c'était à la suite d'un trés mauvais comportement de l'un des habitants de son village "Marlodj"

Ce jeune homme qui était gardien d'une maison pas trés loin de la notre avait profité de l'absence des propriétaires pour chaparder et revendre pas mal de matériel de valeur.

Honte à lui avait été faite au coeur du village, il avait été entouré des tous les concitoyens sur la place du village et chacun avait exprimé sa honte et son mécontentement. Ce qui avait eu pour résultat de faire fuir l'indélicat.

Qui au passage avait chapardé quelques autres petites choses. 

Il n'est pas revenu.

Mais Clément au cas ou, a préparé son arsenal d'attaque a savoir flêches et lance.

Que vas tu faire de tout cela Clément ??? lui demandais je un jour. Et tout tranquille il m'a répondu "si Lamine revient, je vais lui planter dans le cul"

Je précise que Clément est notre gardien à nous.

Je précise aussi qu'il n'est pas le plus vaillant, le plus bricoleur, le plus inventif. Mais une chose dont nous sommes surs, c'est qu'il est le plus honnête.

Il est discret, un peu taiseux, un peu têtu, un brin menteur, mais pas le menteur classique comme on dit chez nous "comme un arracheur de dents", non c'est le menteur "enfant" qui se fait prendre à chaque coup, alors parfois pour la forme "je le gronde"

- Clément viens voir un peu ici

- Oui j'arrive

- Je sais que tu mens, regarde moi et ose dire le contraire

- Non c'est vrai

Je signale qu'il avoisine les 2m alors moi je lève le nez et lui baisse la tête

Bon c'est presque un jeu vous le comprenez.

Nous n'avons pas l'âme de colons. Si je dis ça, c'est parce que il y en a qui l'ont, cette âme noire et honteuse et ils ne sont pas loin. Et leurs "victimes" viennent souvent vider leur sac auprés de nous et nous les réconfortons. Que faire d'autre. 

La bêtise humaine la connerie et la méchanceté sont parfois sans limites.

Mais cela fera le sujet d'un autre article, avec anecdotes et tout et tout

Revenons à Clément. C'est un tendre. Lui il n'aime pas la pêche, ni la chasse, lui sont truc ce sont les plantes et la faune et la flore de la brousse

Il récupére toutes les bouteilles en plastique et quand il a le temps (il l'a souvent) il bouture à tout va. Et revend ses créations. Ou fait des expériences dans notre espace. Mais ici au bord de l'eau c'est trop de sel et peu de plantes apprécient

Il est aussi le plus grand consommateur d'eau du Siné Saloum

Il n'est pas rare, il est même quotidien qu'il laisse le tuyau d'arrosage à un endroit et il s'en va voir "Doudou" ou un autre

Il n'est pas rare non plus qu'il parte le soir en laissant le robinet d'arrosage ouvert et nous le lendemain matin on se réveille, on ouvre la porte et on se retrouve en Camargue !!!

Alors là on le guette derrière un rideau pour voir sa tête quand il arrive et constate l'ampleur des dégats. Et là sa tête tiens je ne sais même pas comment vous dire "un gobe mouches"

Et là c'est la sentence "c'est toi qui paiera la prochaine facture" promesse toujours faite, mais jamais tenue !!!!!!!

Et là il crache le morceau. Il me manque une vis nous dit il !!!!

Mon Dieu et nous de par notre condition, et notre vision de la vie,on se sent tellement plus proches de ces gens là, des villageois, des pêcheurs enfin des Sénégalais en général, que tous ces "toubabs" (les blancs) enfin certains pas tous heureusement avec leurs airs suffisants, qui arrivent ici en terrain conquis, et qui imposent sur l'île le bruit tonitruant de leurs quads

On est accueillis, nous sommes avant tout chez eux et le mot "Terranga" n'est pas un vain mot. Cela veut dire terre d'accueil. Ils nous reçoivent, proposent toujours de nous inviter à manger, nous sourient. Ils sont      adorables (sauf Lamine!!!!! LOL)

On propose ce petit travail à Clément, il arrose, il surveille, il a sa cabane (au fond du jardin) mais le soir il rentre chez lui retrouver les siens et nous amène tous les matins à 8h le "pain de brousse" frais et craquant. Il aide un peu parfois pour de menus travaux, mais il n'est pas doué. Il remplit le bassin d'eau pour les oiseaux et voila, ça nous suffit

Personne ne va nous le prendre, ils veulent du rendement ici, limite de la soumission pour des salaires équivalents à ce que l'on donne à Clément.

Il nourrit sa nombreuse famille. On achète parfois du riz, de l'huile et des oignons qui sont la base de leur alimentation et quand Bernard pêche quelques poissons, on partage avec lui.

Ha oui il a aussi la responsabilité d'installer le moteur de notre petit bâteau et le soir de le rentrer. On n'a pas intérét à nous le piquer, ce moteur, sinon attention............... à la flêche dans le cul !!!!!!!!

 

 

 

 

 

 

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24 janvier 2018

Oui Paris vaut bien une messe, mais la pêche à Mbour vaut bien quelques photos de plus !!!!

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Si vous cherchez bien vous apercevrez ma tignasse là au milieu !!! Je papote !

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MBour

Un petit carrefour au coeur du marché de Mbour. No stress. Tout baigne!!!!895

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MBour est une ville qui se trouve à moins de 100km du Siné Saloum. Il nous faut environ 1 heure pour y aller

Le trajet est parofois cahotique selon la route que nous empruntons. 

Deux fois nous avons choisi de prendre le plus court chemin,  pas forcément la plus jolie route, mais bon c'est 25km de moins.

C'est une ancienne piste et j'adore la terre rouge qui borde la partie goudronnée. C'est de la latérite. Il y a des petits singes qui ont la même couleur et qui vivent dans une petite forêt ou les troncs des arbres ont aussi la même couleur orangée. C'est original.

La première fois un policier planté au milieu de la chaussée nous a fait signe de nous garer. Il y avait Pilou et la vue d'une personne qui s'approche un peu trop de la fenêtre du fourgon le met en rage. Il a donc manifesté son mécontentement. Le policier a alors changé de tête et soudain il est devenu comme un enfant devant une peluche installée sous le sapin. 

Je me suis empressée de mettre la chaussette de bb sur le museau de Pilou pour le faire taire. Et la réaction a été comme toujours .......... un éclat de rire.

le pauvre policier en perdait ses moyens et il disait à Bernard qu'il devait penser à refaire prochainement sa carte grise !!!! OUPS, "mais nous venons de la faire faire lui rétorque Bernard et elle ne changera que si on revend le véhicule"

-Ha oui oui d'accord lui dit le policier les yeux toujours rivés sur Pilou et sa chaussette

Et soudain de mon côté j'entends frapper à la vitre et là deux confrères plus jeunes, le visage fermé me demandent de baisser la vitre. J'optempère (LOL) et à la vue de Pilou j'ai vu apparaitre quatre superbes rangées de dents bien blanches et entendu leur rire enfantin, tout heureux eux aussi de voir Pilou.

Ils s'approchaient juste pour ça !!!!!!

Vous pouvez y aller, c'est bon !!!!!

Et voila. Nous aurions du appeler Pilou "passe partout"

Mais je voulais vous raconter MBour, et Mbour il faut le voir pour le croire.

C'est une ville surpeuplée et encore c'est un euphémisme. Je crois que la population a triplée en quelques années, mais les habitations ne sont pas extensibles et contruire plus que ça ce n'est pas possible.

Oui ils construisent mais c'est n'importe quoi et je pense que la superficie de la ville elle ne bouge pas. Alors ils sont entassés.

Moi chaque fois il me faut un petit coup de ventoline. C'est psychique

Si nous y allons c'est pour les supermarchés il y en a 2 ou 3 et surtout pour les distributeurs de billets, car dans le Siné Saloum il n'y en a pas!

MBour est un port de pêche important, et il est incontournable d'aller y faire un tour lors du retour des bâteaux. Ce sont surtout de grosses pirogues qui rentrent le ventre rempli de poissons de toutes sortes ça va de la raie aux requins.

Et la c'est Rungis sur le sable. 

On voit les camions frigorifiques (un peu) qui font le plein 

les petits marchands qui iront revendre dans leur échope 

les femmes qui tentent d'avoir a moindre coût les poissons qui n'interessent pas les plus gros marchands 

et enfin les enfants qui ramassent ce qui tombe

Les mieux équipés ont des chevaux qui sont habitués à reculer avec leur charrette dans les vagues pour aller au plus prés des grosses pirogues et avoir les meilleures pièces

Et sous des espèces d'arcades il y a la criée comme tout bon port de pêche qui se respecte.

Sauf qu'ici quand je dis la criée, c'est plutôt l'impression que l'on égorge dix femmes à la lime à ongles. C'est srident, puissant et ça n'en finit pas !!!!

Ensuite on repart et si on en a le courage ou si comme nous la dernière fois on ne se trompe pas là on se retrouve dans le marché de MBour

Alors là c'est l'apocalypse. Sale, bruyant, poussiéreux, étouffant et la chaleur avec ces milliers de personnes qui déambulent de toutes parts la chaleur monte, monte, monte et c'est là que moi je ressors la précieuse ventoline !!!!!

Vous avez les photos et vous pouvez juger par vous mêmes. Ne croyez que tous ces véhicules qui ont l'air à l'arrêt sont là tranquillement dans une casse, non, non ils roulent, les cars sont chargés que plus c'est pas possible et les voitures sont réelles et ne sortent pas de je ne sais quel jeu de "casse voitures"

Régis si tu me lis une pensée pour toi. Dans une seule de ces voitures il y a au moins une dizaine de pièces de marques différentes

Toi qui est le roi de la pièce détachée, serais tu heureux devant un tel terrain de jeux ???

Et le miracle est là, tout roule, tout circule, personne ne fait un malaise, les femmes sont toujours aussi dignes et belles avec leurs costumes en Wax flamboyants et multicolores. On dirait que la poussière les épargne. Mais pourquoi n'épargne -t-elle pas les hommes. C'est un mystère !!!

Les enfants eux sont souvent seuls ils courent dans tous les sens dans cet imbroglio de rues sablonneuses. Ils savent tous ou ils vont. Je le suppose puisque on n'entend jamais une mère affolée qui appelle désespérément son rejeton perdu dans la foule

Quand je pense que chez nous elles hurlent quand un petit se perd autour d'un manège lors de la petite fête du village ou tout le monde se connait.

Nous en sommes sortis de ce marché. Enfin. Avec le fourgon et Pilou à l'affut !!!

Et pour finir il y a 2 ou 3 jours, nous sommes retournés à Mbour 

La c'est la petite anecdote finale, c'est long aujourd'hui cet article. Je ne veux pas vous lasser

Donc nous sommes retournés à MBour, par la même route et au même endroit sous le grand manguier, bien à l'ombre nous avons aperçu de loin le même petit groupe de poiciers

Un s'est avancé au milieu de la route pour nous faire garer.

Mais oui on ne rêvait pas c'était bien le même. Il nous a regardé, il a marqué un temps d'arrêt et il a vu Pilou qui commençait à grogner. Sourire Colgate de rigueur et comme Pilou n'aboyait pas je ne lui mettais pas la chaussette. 

Hé bien croyez le si vous voulez, c'est le policier qui lui même m'a dit "vous ne lui mettez pas le truc aujourd'hui??"

Alors je me suis exécutée j'ai enfilé la chaussette. Manix était content et nous sommes repartis tranquillement vers Mbour !!!!

 

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18 janvier 2018

Alors ça va bien ???

Les photos sont dans l'ordre chronologique du déroulement de l'escapade. L'aller, les courses, le retour, le farniente

Les deux premières photos ne datent pas du même jour. Nous étions avec un autre bâteau. Mais au loin on aperçoit le villagede Ndangane.Et le marché est un marché plus important que celui de Ndangane. Mais le sensations sont similaires et le résultat est le même.

 

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 Oui merci ça va et toi ça va?

Oui moi ça va et la famille ça va?

Oui la famille ça va bien, oui

Alors ça va!!! bon ça va bien alors, les enfants tout ça, ça va?

Voila comment ça se passe lorsqu'on se dit bonjour ici.

J'aurai pu vous là faire plus longue, mais ce serait de la gourmandise !!!

Oui ça peut paraitre excessif, mais c'est ainsi. Un rituel bien sympathique parmi tant d'autres.

Et si on joue le jeu on peut faire durer bien plus longtemps.

Nous sommes allés faire quelques achats au village le plus proche de chez nous sur le continent.

C'est à Ndangane! Une merveille de chaleur humaine et une animation permanente.

1/4h de bâteau sur le toujours magifique fleuve du Siné Saloum, quelques pélicans plus loin et quelques aigrettes ou hérons envolés, nous posons un pied sur l'un des quelques pontons de Ndangane.

Tout autour quelques bâteaux et de nombreuses pirogues multicolores. 

Et direct l'accueil est là. C'est joyeux et bon enfant.

On se dit bonjour, longuement, on va vers les uns, puis vers les autres, quelques jeunes enfants qui ne sont pas à l'école, te proposent de "surveiller ton bâteau"

Au retour quelques centimes de cfa récompenseront cette vigilance portée au bâteau qui n'en demandait pas tant.

Puis c'est le coin du poisson et des marchandes de crevettes!

-approche, viens voir comme elles sont belles aujourd'hui!

Effectivement elles sont grosses et fraiches

- Allez il m'en faut 2kg. 1kg à chacune, pour ne pas faire de jalouse.

Pour l'équivalent de 7e tu as 2kg de belles crevettes, pour de prochains repas.

Nous les récupérerons au retour

Un peu plus loin ce sont les marchandes de légumes. Même chose que pour les crevettes. Pas de jalouse, un jour à l'une la prochaine fois à l'autre.

On fait beaucoup de rencontres "ça va??"

Quelques mètres plus loin et beaucoup de temps passé à saluer les uns et les autres. Ici on ne compte pas en distance mais en temps

Les Sénégalais ont pour habitude de dire "vous, vous avez la montre et nous on a le temps"

Donc bien plus tard, nous entrons chez Diallo, le quincailler, nous y passons chaque fois. Il manque toujours quelque chose à la maison que l'on trouve chez lui

Il y a toujours du monde. Je commence par demander un morceau de fil de fer, une petite longueur "ce n'est pas avec ça que tu me fais gagner ma journée, mais je suis content de te voir"

Merci, mais j'ai besoin d'autres choses, je vais remplir ta caisse de khalisses

Il me fait rire, il est charmant!

Un peu plus loin rapide passage chez Issa, l'épicier, dont la petite échope en contre bas de la route, ramasse toute la poussière. En plus actuellement ils refont la piste et de gros engins tournent devant chez lui. Pauve Issa !! Bof, je dis ça, mais il s'en fout.

On passe un doigt sur les couvercles, histoire de vérifier les dates et puis voila. C'est bon, ça débite ici.

C'est juste la poussière qui donne l'impression qu'aucun acheteur n'a posé les pieds dans la boutique depuis des lustres.

Encoire quelques petits coucous de ci de là, aux mêmes personnes parfois, au cas ou la situation familiale ait changée depuis tout à l'heure!!!

Un petit rafraichissement sous la tonnelle d'une jolie terrasse ombragée. 

Et on aborde le retour. 

Ca risque encore de prendre du temps. Il n'a pas d'importance finalement le temps, ici

Quelques centaines de mètres à peine nous séparent du ponton.

N'oublions pas les cacahuètes, elles sont nombreuses ici les marchandes de cacahuètes et les cacahuètes délicieuses.

1e50 deux grands paquets cacahuètes fraichement grillées et nous voila comblés et ravis de l'escapade

N'oublions pas les crevettes!

Et n'oublions pas non plus les "surveillants du bâteau"

Voila tout est bien, on peut rentrer

Belle matinée, nous avons échangé du bonheur.

il commençait à faire chaud dans les rues sablonneuses de Ndangane. 35° sans doute comme hier et avant, avant avant et demain, demain et encore aprés

Sur le fleuve on respire à nouveau l'air frais et vivifiant, on entend crier les oiseaux et le clapotis des petits vagues qui se brisent contre la coque du petit bâteau.

On croise quelques pirogues surchargées de touristes joyeux. Ils ont sans doute fait une halte sur l'un des nombreux pontons qui longent le fleuve et leur guide leur aura préparé quelques grillades de poisson qu'ils auront eux mêmes pêchés un peu plus tôt le matin.

Ils sont heureux ils se créent de merveilleux souvenirs de vacances.

Et nous on accoste enfin au petit ponton contre lequel l'eau clapote doucement.

Les alizés sont là, le calme aussi et dans la maison la fraicheur. Petit Pilou nous acueille, il était mieux là, plutôt que de vouloir en découdre avec tout ce qui bouge !!!!

Quelle belle sortie nous venons de faire là !!!

Simple comme le bonheur.

Marie Pierre, ma petite cousinette, tu sautes dans un avion et tu arrives quand tu veux et avec qui tu veux. Je serai à l'aéroport pour t'attendre.

Finalement c'est ça qui manque ici, la famille, les amis et surtout ma fille et mon petit fils adorés. 

Mais c'est ainsi. La retraite est faite pour ça.

 

 

 

 

 

14 janvier 2018

Chaud, chaud, chaud

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Un beau dimanche ensoleillé.

C'est le moins que l'on puisse dire. Environ 36°

Beaucoup moins au bord de l'eau évidemment.

J'ai voulu m'installer sur mon transat, mais la place était prise

Alors j'ai choisi l'option baignade, que quelques mètres et l'eau fraiche est là.

Cest Pilou qui était content

Nous avons laissé passer un beau troupeau de zébus, qui eux aussi cherchaient la fraicheur

Et enfin une petite trempette, tout en regardant passer quelques pirogues

Trop dur ce dimanche

Marion et Sacha vous qui connaissez bien cet endroit paradisiaque, je pense bien fort à vous. Je sais qu'il fait bien froid dans les Pyrénées

 

 

 

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12 janvier 2018

GRAND JOUR DE LESSIVE

 C'est le grand jour de lessive

J'avais une quantité de linge incroyable

Chaque fois que je suis en France je me dis il manque ça, ça et ça là bas et en fait non, il ya bien tout ce qu'il faut

Donc des quantités de linge en trop qu'il fallait laver

Alors ici pas d'électricité, donc pas de machine à laver

Il faut que je fasse appel aux pépettes du village pour venir laver tout ça

Elles sont contentes ça leur fait des khalisses (CFA)

Et moi ça m'arrange

Elles ont ce jour là fait aussi un grand nettoyage dans la maison

Il y a tellement de vent et de chaleur que à peine étendu, le linge est pratiquement sec.

Pour info, mais non, pas pour vous faire râler, aujourd'hui, il fait 30°, avec  les alizés qui soufflent doucement

 Et pendant ce temps à l'ombre, les hommes papotent!!!

Comme vous voyez la vie s'écoule doucement au rythme du soleil. 

Il se lève on se lève, il se couche on se couche aussi. Quelques minutes sur la liseuse et les paupières se ferment.

 

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07 janvier 2018

Un petit aperçu du trajet

  • Je suis à presque 6000 km de vous mais la distance ne compte pas vous le savez
     
    Il nous fait tous les jours un petit 34° 35°, mais au bord de l'eau c'est magnifique.
    Les alizés dans mes cheveux défaits, c'est le pied !!!!!!
    Bon le trajet avec le fourgon. Je dois avouer que c'est rude. 
    Jusqu'au tunnel d'Aragnouet..............;ça va. Pluie, neige et froid, un classique
    La traversée de l'Espagne ça va aussi, mais quand même pluie et froid, pas top top
    Au détroit de Gibraltar la température devient plus clémente et une fois à Tanger ça sent le Maroc. Il fait doux, mais pas chaud, chaud
    Descente qui s'amorce tranquillement. Le fourgon est génial et Pilou entre nous deux avec sa ceinture de sécurité remporte un franc succés. Quand il ramène trop sa grande gueule, proportionnellement au reste de son corps, je sévis et lui enfile une chaussette de BB prématuré sur le pif et là silence et téténisation !!!!
    Le bord de mer est joli, la température se rechauffe un peu et les contrôles de police s'intensifient. J'avais préparé de nombreuses fiches d'identification, passeports pour nous et carte grise pour le véhicule et je distribue à tout va. Ils ne vont pas nous perdre je vous le dit
    Quelques nuits dans le fourgon, très confortable, avec des fous rires garantis et quelques nuits à l'hotel, nous amènent gentiment jusqu'au sahara Occidental
    Là tempêtes de sable, routes de merde, quand il y en a une......de route
    Mais dans l'ensemble on a bien roulé. Parfois pas mangé pour s'avancer avant la nuit pour ne pas nous retrouver dans le désert au milieu de nulle part à la nuit. 
    La les policiers pour se protéger du sable étaient complètements masqués cagoules, lunettes casquettes. Ca aurait pu être Sadam Hussein on ne s'en serait même pas aperçus.
    C'est un peu flippant de se faire arrêter si souvent. Hé ben croyez le si vous voulez, ils n'en avaient rien à foutre de nous, ils étaient en admiration totale face au pittbull de 8kg qui leur gueulait après. 
    Du coup je lui remettais même pas la chaussettte et le laissait se défouler
    Et la police relax qui nous disait en riant "allez y, allez y" un vrai passe partout le Pilou.
    Puis vint le moment fatidique de la frontière Mauritanienne et Marocaine. Je vous passe les heures interminables d'attente. Ils vident ils fouillent les véhicules, ils cherchent. 
    Nous à part l'attente comme les autres rien de tout ça. Ils n'ont rien vidé. Il y en a juste un qui a regardé sous mon siège. Trop fort le mec !!!!!
    Je vous raconte pas non plus l'improbable poulet yassa pris en Mauritanie sous un toit et des murs en taule faits avec des bouts de camions qui se sont plantés de ci de là. Assis le cul a moitié dans le vide l'autre moitié sur ce qu'il restait d'un fauteuil plastique. Du sable partout. Des clients charmants tous plus Mauritaniens les uns que les autres. Avec des foulards sur la tête, assis eux aussi a moitié et le fameux yassa servi dans une assiette bien garnie dont j'ai oublié la couleur posée sur une table style banc de sable. 
    Nous avions très faim, nous trouvions donc l'endroit coquet et chaleureux. Quelques grains de sable craquaient avec le riz sous nos dents surprises (le bonjour a madame Pic) la patronne était jolie, ça c'est vrai une amazone du désert qui cuisinait par terre dans son treillis qui n'avait pas du voir l'ami Ariel depuis belle lurette. 
    Mais bon la digestion fut parfaite (même pas peur), le prix défiant toute concurrence et ce petit yassa nous a laissé finalement un bon souvenir.  Payé en Ouguyas, la monnaie Mauritanienne
    Après il fut temps d'attaquer quelques kilomètres jonchés de carcasses de véhicules et la route n'en parlons pas puisque il n'y en avait pas. Des rocailles, des cailloux, des trous et des bosses et la diection un peu au pif
    Bernard a assuré et moi j'ai été heureuse de retrouver le désert avec sa mini route goudronnée recouverte de sable qu'il fallait deviner plutôt que voir. Je serais presque descendue donner un petit coup de balai. 
    Alors là c'est dromadaire, tentes mauritaniennes qui font peur, nuit qui tombe vite, trop vite, tellement vite que nous sommes arrivés dans un village je ne sais même pas ou et là Bernard est allé demander à un jeune homme devant sa misérable demeure, minuscule ou ils étaient 7 ou 8 allongés à même le sol, pratiquement les uns sur les autres, autour de quelques braises qui fumaient encore, ils venaient de manger sans doute et allaient dormir sans se déplacer d'un pouce. Bernard donc a demandé la permission de partager juste pour une nuit............non pas leur couvertures, mais l'espace extérieur ou se trouvait quand même un lampadaire et à quelques centaines de mètres éclairée elle aussi une "boulangerie" ou le pain jonchait le sol.
    Plus loin quelques maisonnettes dans le même style et tenez vous bien bien une grande avenue avec des lampadaires. Pour qui ? pourquoi??? je ne sais pas tiens !!!!!
    C'est un paradoxe rencontré plusieurs fois et quand on a posé la question, on nous a répondu qu'ils allaient reconstruire des villes autour des maisons existantes.
    La c'était moche, mais il y avait des endroits précèdements ou le contraste était saisissant vielle bâtisse et ville nouvelle autour
    Surtout dans la partie Maroc occidental.
    Finalement le lendemain Bernard a remercié et laissé un peu d'argent ils étaient toujours aussi nombreux, aussi allongés autour des mêmes braises ou l'un d'entre eux tentait de ranimer la flamme sans doute pour tremper le pain qui venait du sol de la boulangerie dans je ne saurai dire quel breuvage. Et en fait nous n'étions pas très loin de Nouakchott la capitale Mauritanienne
    Pas mal, on s'attendait à pire. Nous avons déjeuné dans un bar moderne, propre, breuvages délicieux et viennoiseries excellentes .....Mais oui Madame !!!!!
    La dernière partie du voyage nous attendait encore quelques centaines de km et le final la piste de Diama (frontière avec le Sénégal) 
    La c'était la pire des choses pour des amortisseurs qui n'en demandaient pas tant. On appelle ça la tôle ondulée. Les trous genre piscine pour enfants chez papi mamie, les phacochères de tous les côtés.
    Nous traversions un parc ornithologique très beau, mais marécageux et ou il y avait parait-il des crocodiles. On a croisé peu de monde quelques camions et des 4/4 
    Il faut dire qu'il y a une autre frontière pour entrer au Sénégal mais là il parait que les douaniers sont hyper chiants et tu y passes la journée
    Donc nous avons préféré l'option Indiana Jones
    Puis la nuit et pas encore arrivés. Dernier poste de police on leur demande ou on peut passer la nuit. Ils nous indiquent le bureau du parc national.
    Nous y allons, en roulant dans le sable un monsieur s'approche et on lui demande ou on peut dormir. Il nous répond " une chambre ou le camping" oui le camping c'est ou ??? "là ou vous êtes" ha ok d'accord
    Bon on dort là, on dort très bien dans le fourgon 
    Et le lendemain dés je lever du jour on paie le "camping' pas paradis et on file finir d'en découdre avec la route. 
    Encore quelques heures de souffrance et enfin la douane rapide, toujours grace à Pilou et enfin le Sénégal
    Je l'adore moi ce SENEGAL!!!!!!!!!!

Posté par yemoja à 16:56 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Quelques photos (Je mets les dernières publications en premier, c'est plus simple)

Petit Pilou bien sage

PC190004Une route de caillasses. On appelle ça de la tôle ondulée

PC190024Un petit coin de mer sympa et rafraichissant

PC190038Un petit pipi dans le désert

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un promeneurPC200058

Posté par yemoja à 16:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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